Le carnet de Jean-Philippe Moinet

Débats

tlchargementL’émotion ne fait évidemment pas une politique, ni l’instant de « saisissement » citoyen une action forte et durable à l’échelle de l’Union Européenne et de 28 Etats. Néanmoins…

La question est désormais posée en terme très crue, par cette scène de mort qui a été l’image ayant le plus circulé dans le monde Twitter ce jour (3/09/15) : le corps inerte du petit enfant syrien, mort sur une plage turque, va-t-il enfin réveiller les consciences européennes, françaises en particulier, qui semblaient comme anesthésiées par les effets mortifères des vagues national-populistes à relents xénophobes qui ont déferlé sur notre Continent, en France en particulier 

Lire l'article sur le Huffington Post 07/09/2015

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28/05/2015

FN : stratégie de banalisation à l'épreuve?

Le site Atlantico.fr a posé à Jean-Philippe Moinet, qui a été président de l’Observatoire de l’extrémisme, cette question. Qui se pose en effet depuis plusieurs années, Marine Le Pen ayant trouvé en l’ex-chevènementiste Florian Philippot, jusqu’à récemment en tout cas, le meilleur « agent d’influence » (pour reprendre la sémantique de Le Pen père) vers les « souverainistes » bons teints (et les médias), pour développer la stratégie de banalisation du parti d’extrême droite. Mais cette stratégie, qui a bien fonctionné lors des élections intermédiaires (municipales, européennes; et peut-être régionales), est soumise d’ores et déjà à rude épreuve à l’approche des élections nationales, la présidentielle en particulier. Contrairement à ce que des sondages, à froid semblent indiquer aujourd’hui, mais qui n’ont pas grand sens, surtout sans explications particulières concernant cette mouvance.

Voici, ci-dessous, l’analyse de JP Moinet, argumentée dans cette interview demandée par Atlantico, sur cette « crise de la contradiction » qui peut bloquer l’ascension du FN, voire provoquer un vraitassement et même sa réduction, lors du grand rendez-vous national de 2017. Hypothèse qui n’est pas fondée, dans l’argumentation, sur un simple souhait… 

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Édito - Septembre 2015

Depuis des semaines, le sujet traîne sur la table des discussions européennes et s’enlise dans un flou artistique, celui du « volontariat » de chacun des Etats-membres.

L’Europe a une nouvelle fois échoué à organiser, dans la cohérence et le partage, l’accueil des réfugiés ou migrants, rescapés de dramatiques traversées de la Méditerranée.

Que l’Italie soit, avec la Grêce, seule en première ligne ne semble pas indisposer grand monde à la tête des autres gouvernements européens. La proposition de Jean-Claude Juncker visant à rendre obligatoire un quota d’accueil de réfugiés dans les 28 Etats-membres de l’Union européenne n’a pas pu aboutir.

Le débat a eu lieu...