15.09.2016

L’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice analyse l’opinion des Français sur le cancer, ses enjeux, sa prise en charge, l’après-cancer ou encore la qualité de vie. Au cours de la conférence de presse de cette année, animée par Arnaud Zegierman, différents points ont été abordés. Il nous a semblé intéressant de revenir sur 3 d’entre eux...

Le premier concerne la perception des Français face aux cancers du sein. Les avancées médicales concernant le cancer du sein sont désormais clairement perçues par l’opinion publique à la fois sur la thématique de la détection et sur celle de la guérison (84 % des Français pensent ainsi qu'il se guérit de mieux en mieux). Surtout, il est à noter que les plus âgés se montrent plus optimistes dans leurs réponses que la moyenne des Français (+ 11 points auprès des 65 ans et plus). Le vécu (direct ou indirect) de la maladie semble ainsi entraîner des perceptions plus positives (perceptions liées au vécu plus qu’à la génération).

Sur les thématiques de l'après-cancer et du retour à la vie normale, l'Institut Curie et Viavoice ont cette année cherché à receuillir les témoignages de patients et anciens patients. Si les bonnes conditions de retour sont en premier lieu liées à des éléments médicaux, certaines réalités concrètes facilitent également ce retour. Le regard des autres (et l'absence de stigmatisation) et l’épineuse question de la vie professionnelle et du retour au travail. Enfin la question du « normal » se pose car la maladie peut aussi avoir un impact sur la vision du monde et les priorités que l’on se fixe.

Dernier point riche en enseignements cette année, les évolutions législatives et leur perception par les Français. La loi sur le droit à l'oubli, votée en janvier 2016, constitue pour les patients et les acteurs du cancer (corps médical, associations...) un élément crucial en terme de (non) stigmatisation. Or elle apparaît également très en phase avec la population : les résultats de cette année montre une forte notoriété de cette loi auprès des Français (41 % déclarent en effet la connaître, un taux élevé 9 mois après sa promulgation).

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