Le carnet d'Aurélien Preud'Homme

Etudes

Lorsque l'on parle de jeunes ou de jeunesse en sciences humaines, il est difficile de ne pas évoquer Pierre Bourdieu, qui affirmait en 1978 que « la jeunesse n'est qu'un mot », sous-entendu, pour paraphraser un autre de ses écrits qui a fait date, qu'elle « n'existe pas » en tant qu'entité homogène, délimitée et définissable aisément. C'est une précaution qui, en rappelant que les divisions par âges sont des constructions sociales par essence arbitraires et englobant des réalités de vies très différentes selon les individus et leur milieu social, permet au sociologue et au politologue de parler de la jeunesse, ou plutôt des jeunesses, puisque c'est ici le sujet qui nous intéresse, en acceptant le terme dans toute sa diversité...