Le carnet de Mai Lam Nguyen Conan

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Ces dernières années, de nombreuses marques ont vu le jour en exploitant à leur compte l’argument du Made in France, label et gage de qualité auprès du consommateur[1], mais devenu aussi étendard politique et programme de la diplomatie économique française.

« Made in France », « Fabriqué en France », « Produit français », toutes ces appellations sont destinées à renforcer l’image de qualité d’une marque, du choix des ingrédients au processus de fabrication, garantissant le maintien d’un savoir-faire et des emplois dans le bassin hexagonal...

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Il nous a fallu attendre 2015 et la mise à jour iOS 8.3 pour qu'Apple nous permette d'avoir des Emoji de la diversité.  

Depuis, je peux enfin communiquer avec tous mes amis du monde entier, faire des « thumbs up » et autres « clap clap » avec des mains qui ne sont pas que beiges ou jaunâtres, des personnages qui ne sont pas que blonds ou caucasiens.

C’est simple, évident, et tellement plus près de la réalité. Mais pourquoi ce qui est évident doit-ilprendre tant de temps pour exister ?  

Ma fille avait un dessin à faire pour illustrer un poème ce soir ; oui vous savez, un vrai dessin, avec des crayons, de la peinture, des feutres, du papier, une gomme, de la colle et non pas un Ipad ou un écran d’ordinateur.

Le poème c’était Etranges Etrangers de Jacques Prévert. Pas facile à illustrer. Mais je me suis surtout rendue compte que nous n’avions comme choix, au niveau feutres ou crayons de couleur, qu'entre du noir, du marron foncé ou du marron clair puis du jaune ou du orange…Difficile dans ces conditions,  n’ étant pas artistes et férues de mélanges de peinture, de dessiner ces Etranges Etrangers avec une palette aussi courte.

C’est là que je me suis dit que ce serait bien de trouver une marque de crayons ou de feutres qui puisse nous aider à dessiner la diversité du monde.

Quelle ne fut ma surprise de découvrir que Crayola proposait-depuis 1992-une gamme de produits « Multiculturals », reflétant les couleurs de peau du monde entier ou avec des bases permettant de faire des mélanges plus variés.

Malheureusement, la bonne surprise une fois passée, nous nous sommes rendu compte, ma fille et moi, que cette gamme n’était pas commercialisée en France mais principalement aux Etats-Unis. Quel dommage !

Ce serait pourtant si bien de rendre la diversité de la France évidente et assumée, et de commencer par permettre à nos enfants, nos écoles et professeurs d’avoir une gamme « multiculurelle »  à leur disposition pour dessiner la diversité.

Mais cela reste mon opinion personnelle, à moins que les fabricants de crayons, feutres et peinture scolaire nous entendent !

L’arbre de mes identités multiples

arbredesidentitesIdentité, identités…Dans les formations sur l’interculturalité que nous concevons, nous commençons les sessions par un temps consacré à l’identité, aux identités. Un temps consacré à débusquer, démasquer, dédramatiser, dépolitiser les acceptions traditionnellement attachées à la notion d’’identité en France.

Grâce à un petit outil ludique appelé « l’arbre de mes identités multiples », nous permettons à chaque participant de se libérer du carcan identitaire dans lequel les relations sociales nous enferment, pour explorer toutes les facettes, tous les contours, tous les aspects qui nous constituent, nous construisent et nous amènent à entrer en relation avec l'autre, tout aussi complexe et multiple que soi. 

Se trouvent autant de différences de nous mêmes à nous-mêmes que de nous-mêmes à autrui (Montaigne)

L’image de l’arbre est enrichissante par plein d'aspects, car les ramifications sont multiples, et libre à chacun, de définir « son » arbre comme étant vivace, résistant, ou au contraire, saisonnier.

Certains participants d'ailleurs aiment bien l’idée qu’au printemps, les feuilles renaissent et viennent rhabiller une branche un peu assoupie pendant l’hiver.

Toute reproduction doit mentionner mon nom : Mai Lam Nguyen-Conan

 

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The Apprentice sur M6 - Un flop TV lié à une mauvaise adaptation à la culture d’entreprise française ?

TheApprentice

The Apprentice, show TV adapté du format américain éponyme qui a contribué à la notoriété de Donald Trump, a été diffusé pour la première fois le 9 septembre sur M6.

Bref rappel du concept : un chef d'entreprise français, Bruno Bonnel, souhaite recruter son futur Directeur du Développement et devra choisir parmi 14 candidats. Les candidats sont soumis à plusieurs épreuves et chaque semaine,  les deux moins performants seront remerciés et sortiront de la course. 

Une émission de télé-réalité tout ce qu'il y a de plus classique.

Mais cette émission fut un ratage complet : elle a attiré moins d'un million de spectateurs lors de la première diffusion, et encore moins à la deuxième, à tel point que les producteurs ont décidèrent de l’arrêter au lendemain de la deuxième diffusion...