Livres

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François Miquet-Marty, Fondation Jean-Jaurès, 2010

La division de la gauche a été tenue responsable des trois défaites successivres à l'élection présidentielle. Elle s'incarnerait dans des enjeux de leaderships, de partis ou de projets, mais également dans la diversité idéologique des « peuples de gauche » et dans la difficulté de leur rapprochement.
A partir d'enquêtes approfondies, François Miquet-Marty développe la thèse selon laquelle les France des gauche seraient de plus en plus conciliables. A ses yeux, l'union de la gauche en vue de 2012 est possible - la guerre idéologique des gauches n'aura pas lieu.

 

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François Miquet-Marty (dir.), Plon - Fondation Jean Jaurès, 2006

Espoirs déçus, promesse trahies, difficultés croissantes : après sept alternances consécutives, les français sont désemparés. Echec du 21 avril 2002, divisions du référendum européen : les sympathisants de gauche sont désorientés.

Nous avons voulu comprendre. Nous avons voulu mettre au jour l'identité, la nouvelle identité, de la gauche. Nous avons donc mené l'enquête.

Nous avons interrogé les sympathisants de gauche. Sur leurs références idéologiques. Sur le clivage gauche-droite. Sur le jugement à l'égard de la société. Sur la mondialisation. Sur le libéralisme. Sur des mesures très concrètes. Sur leurs priorités.
Les résultats sont souvent étonnants. Ils infirment cette idée reçue selon laquelle il y aurait « deux gauches ». Il n'y a pas une gauche « radicale » qui s'oppose à une autre gauche « réformiste ». Il n'y a pas, ad vitam aeternam une gauche du « non » qui se défie d'une gauche du « oui ». Cette division binaire n'est qu'une paresse intellectuelle, une facilité journalistique - ou une stratégie politique. Mais la réalité est tout autre, et plus complexe encore.
Les sympathisants de gauche sont, individuellement, au coeur d'une tension sans précédent entre un hyper-réalisme et un néo-idéalisme. Les sympathisants de gauche peuvent, collectivement, être regroupés en cinq familles : les « réfractaires », les « sociaux-libéraux », les « anti-autoritaires », les « étatistes », les « radicaux » - cinq familles qui ne recoupent pas les formations politiques traditionnelles.
Les sympathisants de gauche nous en apprennent beaucoup sur la gauche : comprendre leur système de valeurs est une nécessité à la veille des échéances politiques de 2007. Mais ils en disent aussi beaucoup sur la France d'aujourd'hui, sur ses recompositions et ses ses hésitations, sur ses peurs et sur ses espoirs.

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François Miquet-Marty et André Gattolin (dir.), Denoël, 2003

Un an après le coup de tonnerre du 21 avril 2002, la vie politique française semble avoir retrouvé sa sérénité. Et si les apparences étaient trompeuses ?
Certes, la cohabitation a cédé la place à une parfaite synergie entre l'exécutif et le législatif ; la droite paraît enfin se structurer autour de l'Union pour un mouvement populaire. Mais, à l'inverse, le Parti socialiste est encore sous le choc. Quant à l'extrême droite, est-elle vraiment en reflux ? La présence de son leader au second tour de l'élection présidentielle n'était-elle que le résultat d'un accident ? L'abstentionnisme, acteur à part entière de la secousse électorale, est-il durablement jugulé ? Diversifiant les regards, ce livre établit une radioscopie complète de la France d'aujourd'hui. Les auteurs ont cherché à analyser les facteurs propres aux scrutins de 2002. Au-delà, ils s'interrogent sur les réponses apportées depuis par les acteurs de la vie politique et sur leurs limites. Le 21 avril n'a peut-être été que le symptôme d'une pathologie profonde et susceptible de se révéler à nouveau. A l'aide d'enquêtes inédites, La France blessée dresse un tableau précis de l'état de l'opinion et fournit un éclairage contemporain sur les dynamiques à l'œuvre entre la politique et la société.