HEC Figaro FranceInter
 
02/11/2012
 

Les fleurons français de l’énergie, facteurs d’espoir

Entreprises les plus performantes : prime au secteur de l’énergie et aux entreprises exportatrices

A l’heure où l’économie française est au ralenti et la question de la compétitivité sur toutes les lèvres, le classement des entreprises françaises les plus performantes dans les années à venir aux yeux des cadres enregistre plusieurs évolutions caractéristiques.

En tête du classement se situent des secteurs d’activités jugés porteurs dans le contexte actuel : les entreprises du secteur de l’énergie en premier lieu (Total, EDF, GDF Suez), mais également les secteurs qui exportent le mieux : le luxe, avec LVMH, ou l’aéronautique avec EADS.

Total demeure ainsi en tête des entreprises jugées les plus prometteuses en termes de performances, même si le géant pétrolier est un peu moins cité qu’en 2011 (29 %, -4), suivi d’EDF (17 %, +2) et GDF Suez (13 %, +4), tous les deux en hausse.

Cette confiance accordée aux fleurons de l’industrie énergétique française s’explique notamment par :

  • La santé financière de  ces entreprises ;
  • Leur implication sur des activités de long terme, laquelle les affranchit relativement des aléas de conjoncture ;
  • Leur capacité à envisager de nouveaux modèles énergétiques et à préparer l’avenir.

LVMH (11 %, +2) et EADS (8 %, +3), qui ont enregistré des résultats records pour l’année 2011 et le premier semestre 2012, se situent en quatrième et cinquième positions. Ces entreprises bénéficient de positionnements très porteurs dans leurs secteurs respectifs et enregistrent grâce à cela des exportations records, à l’image du « modèle » industriel allemand.

Economie réelle et psychologie collective : un système récessif qui s’auto-entretient

En revanche le moral des cadres poursuit nettement sa dégradation, avec un indice synthétique désormais à -55  (-6 points en un mois), c’est-à-dire à un niveau comparable à celui de l’automne 2011, au plus fort de la crise de zone euro.

Cette baisse s’explique notamment par une amplification des inquiétudes personnelles des cadres, et par la conjoncture économique.

Des cadres inquiets pour leurs finances et leur avancement personnel

Plus d’un cadre sur deux (51 %) estime aujourd’hui que sa situation financière personnelle va se dégrader au cours des mois à venir, score en hausse majeure de 11 points en un mois.

Ces perspectives très négatives sont à mettre en regard de l’augmentation des prélèvements obligatoires et d’une activité très difficile pour beaucoup d’entreprises, rendant moins probables les augmentations de salaires mais également les opportunités professionnelles : 84 % des cadres considèrent ces dernières comme « plutôt faibles » ou « inexistantes » dans le contexte actuel, en hausse de 4 points.

Qui plus est, ces anticipations difficiles pour les cadres nourrissent une dégradation de la motivation générale : 62 % d’entre eux estiment aujourd’hui que leurs collaborateurs ne sont « pas motivés » (+5), contre seulement 33 % « motivés » (-8).

Cette situation est peu encourageante à l’heure où une sortie de crise, même partielle, se fait toujours attendre, et où l’activité ne reprend pas.

Des perspectives macro-économiques stabilisées à un niveau très faible

Les perceptions de la conjoncture économique globale se stabilisent à un niveau élevé de pessimisme :

  • 63 % (-2) des cadres pensent que le niveau de vie en France « se dégradera » d’ici un an ;
  • 83 % (-1) escomptent une augmentation du chômage dans les mois qui viennent.

Entre économie réelle et psychologies collectives, c’est un système récessif qui s’auto-entretient.

Télécharger en pdf le baromètre Viavoice Moral des cadres - novembre 2012