HEC Figaro FranceInter
03/11/2015

Vers l’accomplissement d’une synergie économique et environnementale ?Conférence de Paris sur les changements climatiques : des cadres très sceptiques concernant l’issue de la COP21 et qui en appellent massivement à la mobilisation des entreprises.

La chose est entendue, ou à tout le moins de plus en plus consensuelle. Comme une grande partie de l’opinion publique, comme le chef de l’État lui-même qui annonçait devant l’Assemblée générale des Nations Unies que « Rien n'est gagné pour la COP, tout reste possible », les cadres français s’avèrent sceptiques quant à la possibilité d’arriver à un accord international ambitieux lors de la prochaine conférence des parties sur les changements climatiques (COP21). Pour autant, l’heure ne semble pas être au défaitisme, mais à la mobilisation : celle des États et des responsables politiques mais également celle des entreprises, que les cadres estiment aujourd’hui encore trop frileuses dans leurs engagements.

Plus de trois quarts des cadres sceptiques sur les chances de succès de la COP21.

Une très large majorité de cadres (77 %) déclarent ne pas être « confiants » pour aboutir à un accord international sur le climat et la réduction des émissions de gaz à effet de serre en décembre à Paris, contre seulement 19 % « confiants ». Dans le détail, près d’un tiers d’entre eux se déclarent même « pas du tout confiants ».

Des résultats peu encourageants révélant :

  • Un scepticisme hérité de la conférence de Copenhague en 2009, laquelle avait abouti à une déclaration a minima, faute d’accord politique, et ceci en dépit d’attentes fortes de la société civile (opinions publiques nationales, ONG, associations…), largement mobilisée pour l’occasion.
  • Mais également la perception d’un manque de mobilisation : pour près des trois quarts des cadres (respectivement 76 % et 77 %), les États et les responsables politiques, mais également les entreprises, ne se mobilisent pas assez pour aboutir à un accord ambitieux.

Pour une majorité de cadres, la conférence de Paris est autant l’affaire des entreprises que des États

Pour autant, et de manière plus prégnante qu’à Copenhague, les acteurs économiques sont désormais largement attendus : 53 % des cadres jugent que la COP21 doit permettre de mobiliser « autant les États que les entreprises », contre 31 % qui privilégient le rôle des États et responsables politiques, et 12 % celle des entreprises.

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