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 07.09.17

L’Observatoire des cancers Viavoice-Institut Curie s’est penché cette année sur la question du financement de la recherche et du coût des soins. Les tabous entourant ce sujet l’auréolent d’une part de fantasme qu’il s’avère aujourd’hui, ne serait-ce que pour des raisons de pédagogie politique, de lever.

La première partie de cet observatoire se focalise cette année sur la singularité du modèle social français.

Ce modèle s’appuie sur 3 principaux piliers : le droit à la retraite pour tous, l’assurance chômage et la gratuité des soins. Conçu à une époque où les problématiques de ces 3 piliers étaient appréhendées avec les enjeux et contraintes du moment, la question de son maintien en l’état se pose aujourd’hui.

En effet, il doit désormais faire face à des bouleversements démographiques et économiques :

  • Composer avec un allongement de l’espérance de vie entrainant des interrogations sur le financement des retraites mais également une augmentation des besoins médicaux
  • Intégrer une hausse des coûts de traitements toujours plus innovants
  • Perdurer malgré un contexte de chômage élevé (une problématique synthétisée dans un rapport de France Stratégies qui indique que « les besoins progressent dans un contexte de croissance faible et de sous-emploi. » «)

L’essoufflement de ce modèle soulève de très nombreuses questions car il apparaît comme une composante majeure de l’identité Française et non simplement d’un filet de sécurité qui tranquillise en cas de difficulté potentielle.

62% des Français déclarent ainsi que ce modèle est ce qui est le plus important dans le fait d’être français, en première position devant le mode de vie (40%) et les racines (32%) « «. Etre Français signifie donc avant tout faire partie d’un pays qui n’abandonne pas ses concitoyens en cas de coup dur. Dans lequel la carte vitale sera demandée avant la carte bleue. 

Retrouvez l'intégralité de l'étude